Les cabourons sont la signature paysagère du Kamouraska. Si leur marque sur le paysage du Bas-Saint-Laurent est claire, leur dénomination est diverse : cabourons, « monadnocks » (mot dérivé de la langue abénaquise), coteau, « inselbergs » (montagnes-îles en allemand) ou montinsule, qui en est dérivé.

Selon leur forme ou leur position, ils deviendront île, cap ou montagne dans leur désignation locale savoureuse, par exemple : montagne à Coton, montagne Ronde, montagne Pointue, Pain de sucre, Grande Île, montagne de l’Embarras ou Cap blanc.
Ces reliefs isolés ponctuent la plaine alluviale des basses terres du Saint-Laurent entre L’Islet et Rivière-du-Loup. Ils dominent un paysage de plaine formé par le retrait de la mer de Goldthwait, il y a 8000 ans.

Les cabourons, anciens et fragiles, sont des écosystèmes uniques. En toute saison, les adeptes de plein air peuvent y déambuler dans une forêt de pins gris dits “bonsaïs”, observer une flore nordique inhabituelle sous nos latitudes et les rapaces qui y nichent. Les falaises de quartzite attirent grimpeurs, ornithologues et amoureux du fleuve. Ces buttons émergeant subitement de la plaine sont des sites d’observation inégalables pour contempler le territoire, le fleuve ou les astres. Nos cabourons sont une porte ouverte vers l’imaginaire collectif des gens qui vivent dans le Kamouraska ou qui y passent.

